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Mais ce dialogue de platon, tout semé des jeux de l'esprit grec, n'en renferme pas moins une vérité fine et profonde, qui se retrouve dans toutes les langues, qui peut s'appliquer à la nôtre, et qui touche en même temps aux éléments primitifs du langage et à la perfection de l'art: cette vérité, c'est que les mots, dans l'origine, ne sont pas imposés arbitrairement (que), mais déterminés par un secret rapport avec la chose qu'ils expriment.
c'est pour cela que le peuple fait les langues, sous l'action d'une loi commune, modifiée par les climats et les races; et, par cette même cause, une langue se gâte lorsque les mots conventionnels et sans liaison avec le caractère des choses se multiplient à l'excès, et qu'un faux art couvre et altère ce fonds d'expressions musicales et vraies données par la nature.
Or, ces règles et ces principes essentiels, il est facile de les résumer en quelques lignes, sans vouloir d'ailleurs en faire un code dont l'observation serait imposée aux dictionnaires de tous les genres, tous bons, tous utiles, et qui, ayant leur objet propre, peuvent très bien aussi avoir leurs lois particulières.
quelque libre, grâce au ciel, que soit aujourd'hui la concurrence en cette matière, le dictionnaire de l'etc a toujours eu, néanmoins, et aura toujours une sorte de caractère officiel qui le distingue des autres et qu'il fallait, par cela même, définir dès le commencement, et restreindre dans ses justes bornes, de peur qu'un simple droit de patronage officieux ne prît, aux yeux du public, l'apparence d'une tyrannie ridicule.
Allégorie sous laquelle on cache quelque vérité importante, on trouvera parabole, terme de géometrie & qui signifie une certaine ligne courbe.
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